La
thérapie avec le cheval - Psychothérapie
Equestre
La différence fondamentale par rapport à
l'hippothérapie (approche médicale utilisée
par des physiothérapeutes où l'objectif
est une rééducation physique utilisant
pour cela le mouvement du cheval) , la thérapie
avec le cheval réside dans le fait que le cavalier
joue un rôle actif. Dans cette perspective tout
ce qui concerne l'animal devient important. L'approche
(l'envie ou au contraire l'appréhension de
le toucher), le choix du cheval (principalement pour
les prises en charge individuelles) ainsi que le choix
du déroulement de la séance (monter
ou ne pas monter, longer le cheval, discuter à
propos de lui, etc. ) .
Parallèlement à ce travail basé
sur l'aspect relationnel, le cheval peut être
utilisé comme un médiateur permettant
de travailler sur des objectifs précis, défini
avec l'entourage médical et / ou familial et
qui portent en général sur des améliorations
au niveau psychomoteur (schéma corporel, espace,
coordination, dissociation, etc.), au niveau psychique
(relaxation, confiance en soi, découverte d'aspect
caché de soi, etc.) au niveau cognitif (particulièrement
en cas de blocages avec d'autres moyens didactiques)
et au niveau social (le manège créant
un espace merveilleux de rencontre).

Aspects abordés en Psychothérapie
Equestre
Sensorialité, corps, identité
Le cheval a naturellement tendance à éveiller
des sensations archaïques proches de celles que
l'enfant a vécu avec sa mère dans les
premiers mois de sa vie : le fait d'être porté,
balancé, de ressentir une certaine chaleur.
Par exemple, pour des cas d'autisme sévères,
où le sentiment d'identité individuelle
et les limites entre l'extérieur et l'intérieur
de son corps ne sont pas claires, tout un travail
peut se faire autour du corps du cheval. En manipulant
le corps du cheval, le sujet découvre son propre
corps. Le pansage, c'est un contact peau à
peau. La peau est un moyen d'échange avec l'extérieur.
Elle peut se concevoir comme la limite entre le dedans
et le dehors, elle permet la relation à l'Autre.
Relation, communication et émotions
On trouve la relation, la communication, et la gestion
des émotions comme des éléments
essentiels de cette approche. Ainsi, lorsque des personnes
montent à cheval cela n'a donc rien à
voir avec une quelconque relation de domination. La
première chose qui importe, et la seule essentielle,
est de communiquer pour pouvoir créer une relation
de confiance avec l'animal.
Communiquer, c'est d'abord écouter le cheval,
c'est surtout s'écouter soi-même. Pour
s'approprier le corps du cheval, il faut partir de
son propre corps, il s'agit du dialogue de deux corps.
C'est avec son corps, et avec les émotions
à l'intérieur de ce corps, que l'on
apprivoise un cheval. Il faut arriver à vibrer
ensemble, arriver à ressentir ce que l'autre
ressent afin de le comprendre, et puis lui communiquer
notre propre ressenti. C'est ainsi qu'un cheval inquiet
se calme et non pas en étant tenu fermement.
C'est ainsi qu'il va vous considérer comme
l'un des siens, puisque c'est cela le langage des
chevaux.
L'authenticité
L'approche d'un cheval demande de l'authenticité.
Un jeune adulte, aveugle de naissance, disait : "
à cheval, tu ne peux pas cacher tes émotions.
Tes émotions, elles passeront à travers
le cheval de toute façon. Si tu es nerveux,
le cheval va s'énerver. Et puis là,
tu es obligé quelque part d'exprimer. C'est
pas toi qui l'exprime, c'est le cheval ! "
Concentration
Un cheval laisse rarement indifférent ; il
inquiète ou fascine. Lorsqu'on est fasciné,
on est concentré : cet animal si grand, si
impressionnant, si fort et si gentil. Mais si on veut
pouvoir le diriger, lui demander certaines choses,
il faut là encore, de la concentration. En
effet, un cheval profite du moindre moment d'inattention
de la part de son cavalier pour décider lui,
de comment doivent aller les choses.
Apaisement
Généralement, le seul fait d'être
sur un cheval au pas procure un certain apaisement.
Par exemple, lorsque l'on travaille avec des enfants
agités, on prend un cheval plutôt qu'un
poney. En effet, le rythme du pas du cheval, en étant
plus proche du rythme cardiaque de la mère
que le pas d'un poney, procure une meilleure détente.
En revanche, pour rendre attentifs certains enfants
hyperactifs, on utilise volontiers le trot. C'est
souvent avec une certaine dose de mouvement qu'il
est possible d'obtenir leur attention..